Qu'avez-vous appris pendant cette période de confinement ?

Juille 2020

Qu'avez-vous appris
pendant cette période de confinement ?

Il fut un temps où les gens pouvaient se rencontrer sur la rue, se donner la main, se faire des câlins. Il était possible de faire des fêtes, de jouer aux cartes, d'organiser des rencontres familiales ou communautaires et de visiter les personnes ainées dans la résidence d’à côté. Les gens pouvaient même voyager d’un pays à l’autre, sans aucune contrainte. C’était le bon le temps. Pendant cette période, nous discutions de politique, de religion, des problèmes mondiaux, des droits des femmes, de la pollution de la planète et nous croyions que le monde allait bien parce que la bourse était à la hausse.

Puis les frontières ont été fermées et nous avons dû nous confiner, garder la distance sociale, bannir presque tous les loisirs : plus de rencontres familiales, plus de rencontres d’ami.e.s. La plupart d’entre nous vivions dans la peur d’attraper ou de ramener la COVID-19 à la maison. Plusieurs de nos personnes ainées nous ont même quitté.e.s pour un autre monde sans pouvoir nous dire adieu. Nous étions figé.e.s dans le temps !

Nous avons découvert des personnes braves et généreuses dont le travail est devenu un service essentiel : les personnes aux caisses des magasins, celles qui assurent la livraison dans les épiceries et les pharmacies, les personnes qui conduisent des camions, celles qui ramassent les poubelles. Les aides-soignant.e.s, les préposé.e.s aux bénéficiaires, le personnel infirmier et les médecins sont pour leur part devenu.e.s nos anges gardiens.

Et la vie a continué. Nous avons appris à travailler à distance et à faire des études en ligne. Nous avons aussi découvert les bienfaits du confinement : la pollution qui disparaît peu à peu, les parents qui redécouvrent une vie familiale différente, la réalisation que nos personnes ainées sont indispensables à nos vies. Nous avons redécouvert que les vraies richesses sont celles du cœur.

Depuis mars 2020, nous avons été confiné.e.s dans nos maisons. Nous avons trouvé le temps long, mais plusieurs d’entre nous ont profité de ce temps de réflexion qui nous était accordé. En avons-nous tiré des leçons ?

Arrive maintenant le temps du déconfinement. On nous explique ce déconfinement étape par étape : la réouverture de certains magasins, des parcs provinciaux, des divers services. Il faut continuer de garder la distanciation physique de 2 mètres, laver nos mains avec du savon pendant 20 secondes. Il est aussi recommandé de porter un masque quand nous sortons de chez nous, si nous pensons que le 2 mètres de distance ne sera pas respecté.

Ma première réaction est de dire : « Ça va trop vite ! » J’ai peur du retour à la normale, mais j’ai hâte aussi de retrouver les câlins de mes petits-enfants, car ils me manquent tellement.

Et vous, comment réagissez-vous ? Avez-vous appris quelque chose pendant cette période de confinement ? Avez-vous changé des choses depuis votre confinement ?

Bonne réflexion !

Le 15 juin 2020 : Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées

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Je vais me permettre de vous raconter quelques souvenirs…

Je me souviens quand j’étais toute petite, ma grand-mère vivait avec nous dans ses appartements. Je sortais de chez nous, je faisais le tour de la maison et cognais à la porte de grand-mère pour avoir un biscuit et un brin de jasette pour mon plus grand bonheur.

Plus tard, beaucoup plus tard, mon père est décédé et maman a vécu toute seule dans sa maison pendant 10 ans. Jusqu’au jour où elle est allée vivre dans une résidence pour personnes âgées. Je me suis alors dit : « Bon, elle va être en sécurité. Elle va avoir de bons repas et beaucoup de gens autour d’elle pour jaser. Elle va s’amuser et jouer aux cartes. Elle n’aura pas de ménage ou de popotes à faire, un peu comme dans une colonie de vacances. »

Aujourd’hui, je réalise que j’avais tort sur toute la ligne. Du moment où elle est arrivée en résidence, les enfants et les petits-enfants ont cessé de lui rendre visite. Toutes ces personnes avaient leur vie à vivre, étaient très occupées avec le travail, leur vie sociale, leurs activités familiales. Bref, toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas aller visiter maman chaque semaine. On se disait : « Elle est confortable et bien entourée. » Mais je réalise qu’elle manquait d'un peu de notre présence.

La maltraitance des personnes âgées inclut :

  • l'abus financier 
  • les violences physiques, psychologiques ou sexuelles
  • l'abandon ou la négligence
  • l'atteinte grave à la dignité
  • le manque de respect

Cette année, avec le COVID-19, nous avons entendu parler de choses troublantes qui se passent dans certains centres pour personnes âgées et de l’absence d’intervention appropriée. Depuis longtemps, il y a un manque de personnel dans les centres réservés aux personnes âgées et il semble que nos gouvernements se ferment les yeux. Pire encore, il semble que nous fermions les yeux nous aussi. Nous sommes toutes et tous responsables. Prenons un petit moment pour réfléchir en cette journée de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées : Comment traitons-nous nos personnes âgées?

Qu'est-ce que l'intersectionnalité?

Aout 2020

Qu'est-ce que l'intersectionnalité?

Les mois de mai et de juin ont été bombardés par des manifestations partout en Amérique du Nord pour dénoncer la brutalité policière et le racisme systémique envers les personnes noires et racisées. Même en 2020, il faut admettre que la question du racisme demeure toujours un sujet tabou au Canada. Encore aujourd’hui, les personnes racisées (noires, autochtones, immigrantes) sont nombreuses à vivre des injustices et des inégalités sociales, tout simplement en raison de leur appartenance culturelle.

Pensons par exemple aux plus de 1200 femmes autochtones assassinées et portées disparues au Canada depuis 1980. Jamais un tel génocide ne se serait produit si ces femmes avaient été blanches ! Pour ces femmes, le fait d’être racisées est un des élément qui a contribué à maintenir leur vulnérabilité et à faire en sorte que la société se ferme les yeux sur ce qui s’est produit.

Dans notre société dominée majoritairement par des hommes, toutes les femmes subissent des injustices et des inégalités en raison de leur genre. Tout comme les femmes blanches, les femmes racisées subissent les oppressions liées à leur genre, mais s’ajoutent à ces oppressions, celles liées à leur race. Ainsi, même si les femmes blanches sont elles-mêmes opprimées, elles détiennent toutefois des privilèges que les femmes racisées n’ont pas. Ce concept, qu’on nomme « intersectionnalité » a été proposé en 1990 par Kimberlé William Crenshaw, femme noire américaine.1 L’intersectionnalité vise à dénoncer la double oppression vécue par les femmes noires, permettant ainsi de mieux comprendre les discriminations que vivent ces femmes et de développer une compréhension de la façon dont certains facteurs (tels que la race, la classe, l’âge, l’incapacité, l'identité de genre, l’attirance sexuelle et autres) interagissent avec le genre . L’intersectionnalité remet en question l’idée que les femmes forment un groupe homogène, qu’elles occupent toutes la même position vis-àvis les différentes structures de pouvoir.

Ainsi, au sein même des groupes de femmes, il existe des inégalités. C’est pour cela que le Centre Novas-CALACS francophone de Prescott-Russell a choisi de se positionner et d’adopter une analyse intersectionnelle dans ses interventions féministes. L’objectif étant d’aider toutes les femmes, non pas seulement une portion d’entre elles. Prenons connaissance de nos préjugés et de nos privilèges. Utilisons nos privilèges pour nous positionner en tant qu’allié.e.s. Dénonçons les injustices auxquelles des milliers de femmes font face quotidiennement, tout simplement parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau que nous ou appartiennent à une culture différente de la nôtre. Soyons solidaires entre femmes !

Qu'est-ce que l'intersectionnalité?

Les mois de mai et de juin ont été bombardés par des manifestations partout en Amérique du Nord pour dénoncer la brutalité policière et le racisme systémique envers les personnes noires et racisées. Même en 2020, il faut admettre que la question du racisme demeure toujours un sujet tabou au Canada. Encore aujourd’hui, les personnes racisées (noires, autochtones, immigrantes) sont nombreuses à vivre des injustices et des inégalités sociales, tout simplement en raison de leur appartenance culturelle.



Événements à venir

25
Nove

Une collecte de fonds pour le Centre Novas !

Mon 5$ POUR les femmes! CONTRE les agressions sexuelles!
26
Nove

Dans un village près de chez vous....

Une idée géniale!     Cette année pour se mettre dans l’ambiance des fêtes, dans la chaleur de notre foyer on s’installe confortablement avec nos vêtements de Noël ou notre pyjama de Noël, on se sert un petit café ou un vin de dessert avec une petite recette à partager avec les amies ZOOM le jeudi 26 novembre à 14h. Viens bavarder et échanger tes recettes de galetage de Noël et surement quelques petits trucs culinaires.

Dernières nouvelles

Une chanson sur le consentement pour « swinger » cet été !

communiqué de presse

Groupe pour les proches

automne 2020

Groupe de soutiens pour les femmes

Pour les femmes survivantes d'agression à caractère sexuel

Les services du Centre Novas pendant la pandémie

Malgré les restrictions, nous restons disponibles par téléphone.